Le Verbe s’est fait chair (Jn 1,1-18)

C’est l’originalité de l’Évangile selon saint Jean que de nous introduire par des versets plus poétiques que narratifs, et que l’on pourrait aussi qualifier d’hymniques
Commentaires des passages bibliques
C’est l’originalité de l’Évangile selon saint Jean que de nous introduire par des versets plus poétiques que narratifs, et que l’on pourrait aussi qualifier d’hymniques
Il manquait à ce blog un commentaire suivi et complet de cet évangile. Ce sera chose faite durant cette année.
La paix règne et le roi David n’oublie pas Celui qui lui a permis d’accéder à cette place. Aussi souhaite-t-il associer Dieu à sa réussite. Mais les projets du Seigneur sont bien souvent déroutants.
Le troisième dimanche de l’Avent est traditionnellement appelé le dimanche de la joie liée à la venue de Dieu. Or, les circonstances de ce confinement d’Avent ne sont pas réjouissantes. Est-ce bien le moment de se réjouir ou devons-nous attendre que tout soit plus sûr ?
« Consolez ! consolez ! » Ni un conseil avisé, ni une douce invitation mais une déclaration impérative, urgente et vitale.
Le temps de l’Avent est un temps de veille, d’attente active à laquelle nous sommes appelés. Il ne s’agit pas de veiller sur soi. Ni de veiller comme au coin d’un âtre. Devenir ces guetteurs d’Avent demande de quitter son confort pour prendre sa garde, quelques soient les intempéries.
Avec cette troisième parabole s’achève le discours de Jésus sur l’avènement du Fils de l’homme qui déclare en cette parabole : "J'avais faim et vous m'avez donné à manger" ...
À la parabole des dix jeunes filles succède celle des talents qui développe le thème de la veille. Ce temps d’attente illustre la vie de la communauté postpascale espérant la parousie de leur Seigneur.
Le discours apocalyptique (Mt 24) obligeait la communauté des disciples à se sentir la première concernée par la venue du Fils de l’homme jusque dans leur quotidien. Il se poursuit maintenant avec trois paraboles, celle des dix jeunes filles, celles des talents et enfin celle dite du Jugement Dernier.
Le discours apocalyptique tient une même place dans les évangiles synoptiques, au sortir du conflit avec les pharisiens et sadducéens. Que ce soit en Mc 13, en Lc 21, comme en ce chapitre, ce discours de Jésus précède les récits de la Passion à Jérusalem. Son rôle et son contenu annoncent-ils la fin du monde, la fin d’un monde ou/et le début d’une espérance que viendrait inaugurer sa Passion ?
Il est nécessaire de rappeler l’objet des versets précédents pour mieux entendre les paroles de Jésus qui vont suivre. Les reproches – c’est un euphémisme – envers les pharisiens dénoncent leurs comportements contraires à la Loi de Moïse qu’ils enseignent. Mais, ils sont aussi des mises en garde destinées aux communautés chrétiennes afin qu’elles ne tombent pas dans le même travers.
Dans la suite du débat mouvementé avec les pharisiens, le discours de Jésus change d’interlocuteurs. Il s’adresse maintenant aux foules et à ses disciples pour dénoncer l’attitude des pharisiens, mais non par moquerie ou par délation.