Heureux êtes-vous (Mt 5,1-12)

Mais à quelle 'béatitude' le discours fait-il référence ? Comme nous le verrons, il ne s’agit pas tant d’un bonheur à venir, que de constater déjà un avènement présent.
Commentaires des passages bibliques
Mais à quelle 'béatitude' le discours fait-il référence ? Comme nous le verrons, il ne s’agit pas tant d’un bonheur à venir, que de constater déjà un avènement présent.
L’article précédent vous a présenté le cadre historique de la composition de l’évangile selon Matthieu. Né dans une communauté judéo-chrétienne, l’évangile reflète les débats qui ont pu exister entre les judéo-chrétiens et les autres juifs de la synagogue dans certains lieux. Ainsi Matthieu prend soin de décrire Jésus tel l’enseignant, le maître qui donne son interprétation de la Torah en termes d’accomplissement.
La liturgie nous oblige à une (sainte) parenthèse avec la fête de la Présentation du Seigneur au Temple, plus connu sous le nom de 'chandeleur' et célébrée tous les 2 février.
Ce préalable va nous permettre de souligner l’importance que donne Matthieu à l’accomplissement des Écritures. De quelle manière l’évangile selon Matthieu associe-t-il la figure de Jésus à celle du dessein de Dieu dans l’histoire de Salut.
Ce passage, faisant suite aux tentations au désert, nous introduit à la mission victorieuse de Jésus en Galilée.
C’est un autre récit du baptême au Jourdain qui nous est proposé pour ce dimanche. Nous avions entendu celui de Matthieu, nous voilà maintenant dans l’évangile selon Jean qui possède une manière très particulière de rapporter cette tradition. Effectivement, l’évangéliste ne raconte pas la scène du baptême de Jésus au Jourdain, il la fait raconter par la voix du baptiste. Nous ne sommes plus témoins, mais auditeur d’un témoin et d’un témoin de foi.
L’année liturgique propose une lecture de l’évangile selon saint Matthieu. Je présenterai bientôt cet évangile de manière plus générale : son auteur, ses destinataires et ses caractéristiques. Mais déjà, avec le récit du baptême de Jésus au Jourdain, nous pouvons souligner quelques éléments propres à Matthieu au regard des autres évangiles.
Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre dit l’adage. Cette surdité est souvent synonyme d’obstination, d’orgueil mais parfois de peur.
Après le toucher, et l’odorat, les textes de ce dimanche usent du vocabulaire de la vue. Allons regarder cela de plus près.
Durant ces quatre semaines de l’Avent, nous écoutons les textes de la liturgie à travers le prisme des cinq sens. Après le toucher, c’est l’odorat qui est maintenant sollicité.
Le mot ‘paix’ est un terme très présent dans ces lectures du dimanche, en creux comme en plein. Isaïe (2,4) déclare ainsi : Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre.
Ces décorations rendent visibles et lisibles notre attente (im)patiente de célébrer la Nativité et notre foi en Celui qui vient. Il est bon de donner sens à ces joyeux préparatifs.