Un sauveur vous est né

Certes l'image d'un nouveau-né couché dans la paille, entre un âne et un bœuf, appuie sur le côté sensible, touchant, qui ravive et touche nos cœurs. Cela nous émeut aujourd'hui, mais demain ?
Certes l'image d'un nouveau-né couché dans la paille, entre un âne et un bœuf, appuie sur le côté sensible, touchant, qui ravive et touche nos cœurs. Cela nous émeut aujourd'hui, mais demain ?
Comme beaucoup de prophètes, Michée a l'intuition et la conviction que l’idolâtrie mène à la ruine. Le peuple et les notables sont attirés vers ces dieux agraires. Ils représentent l'illusion de la réussite immédiate et rétribuée, faisant la richesse des uns, ruinant les autres. Le tout tout-de-suite payant (et coûteux) de nos idoles d'aujourd'hui. Ses chefs jugent pour un cadeau, ses prêtres enseignent pour un salaire, ses prophètes pratiquent la divination pour de l’argent (Mi 3,11). Offrir le meilleur - et donc onéreux - sacrifice à la divinité la plus en vue, peut assurer la richesse dont on a plus envie que besoin. L'idolâtrie est toujours empreinte d'individualisme.
Cinquante ans avant la déportation de Juda et des prophètes Jérémie et Baruch, Sophonie se désole de la perdition des fils d'Israël et annonce déjà sa ruine, mais aussi son Salut.
Baruch fut le scribe, le secrétaire et l'ami fidèle du prophète Jérémie qu'il suivit dans son exil en Égypte après la chute de Juda.
Nous sommes dans les années 590 avant J.C. Et ces paroles d'Espérance retentissent depuis une prison, celle du prophète Jérémie détenu dans la cour de garde.
Autour de nous se donnent à sentir, à voir et à entendre les guirlandes lumineuses, les sapins décorés, les cantiques diffusés, les crèches discrètes, les vitrines attractives, les barbus en rouge, parfois la fausse neige, le vrai vin chaud, et les films sirupeux.