Voix de celui qui crie, dans le désert (Lc 3,1-6)

L’épisode du jeune Jésus au Temple a clos les récits de l'enfance. Et comme pour ces derniers, les épisodes, ouvrant le ministère de Jésus, sont introduits par la mention de Jean le baptiste.
L’épisode du jeune Jésus au Temple a clos les récits de l'enfance. Et comme pour ces derniers, les épisodes, ouvrant le ministère de Jésus, sont introduits par la mention de Jean le baptiste.
Ne faisons pas trop vite de cette scène la bar-mitsva de Jésus. Rien n’exprime cela dans le texte, bien au contraire.
Après la double annonciation, et nos deux naissances et circoncisions, l’évangéliste Luc nous fait revenir au Temple avec deux autres scènes.
Dans l’évangile selon saint Luc, les bergers jouent un rôle important, voire le premier, dans la narration. Ils nous permettent de comprendre la naissance du Christ Jésus à la lumière de Pâques. Déjà.
Lors de la circoncision de son enfant, Zacharie, prêtre du Temple, retrouve l’usage de la parole pour un cantique prophétique, annonçant à tous l’avènement de Dieu et le destin de l’enfant.
Dans le cadre de la naissance de Jean, Élisabeth est devenue le personnage central. Zacharie, muet, est passé au second plan. Elle est l’objet de l’attention de ses voisins et de sa famille. Elle qui fut stérile et âgée a mis au monde un fils.
Lors de l’annonciation à Marie, l’ange avait donné un signe probant de sa parole : sa parente Élisabeth, stérile et âgée, attend un enfant. Le récit de la visitation met en avant la parole de ces deux femmes, paroles inspirées et prophétique.
C’est dans un autre cadre que Luc place l’annonciation faite à Marie. Le luxe et la sacralité du Temple de Jérusalem, la solennité du culte et la classe sacerdotale, laissent place à une petite bourgade de Galilée, sans renommée : Nazareth.
Le premier personnage rencontré, dans l’évangile de Luc, ne sera ni Jésus, ni Joseph, ni Marie, mais un couple âgé, de la classe sacerdotale, futurs parents de Jean baptiste...
Luc est le seul des quatre évangélistes à offrir à ses lecteurs une dédicace développée, incluant la modalité et la finalité de la rédaction de son œuvre en deux tomes.
Parmi les évangélistes, Luc est le seul à nous offrir une œuvre en deux tomes : l’évangile et les Actes des Apôtres. Chacun de ces volumes débute par une même dédicace à un certain Théophile, et l’on retrouve le même vocabulaire et le même langage narratif. Ainsi des expressions de l’évangile sont reprises dans les Actes des Apôtres.
La liturgie nous oblige à une (sainte) parenthèse avec la fête de la Présentation du Seigneur au Temple, plus connu sous le nom de 'chandeleur' et célébrée tous les 2 février.